‹ Œuvres complètes de Jean Racine (volume 4)Chapitre 147 sur 264 · ACTE V, SCENE III. a3i · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE III. a3i

D'ane mort ^ue leurs braa n'ont fait qu'exécuter. Vous seule avez poussé les coups*. ••

HERMIOlïfi.

' » Tais-toi, perfide,

Et n'impujte qu'à toi ton lâche parricide.

Va faire chez tes Grecs admirer ta fiireur , Va; je la désaYo^^, et tu me fais horreur.

Barbare ! qu'asr-tu fait ? Avec quelle furie As-tu tranché le cours d'une si belle vie ?

Avez-vous pu , cruels, l'itximoler aujourd'hui Sans que tout votre sang se soulevât pour lui ? Mais parle : de son sort qui t'a rendu l'arbitre? Pourquoi l'assassiner ? qu'ft-t-il Eût? à quel titre ? Qui te l'a dit?

OR£STE

O dieux ! Quoi ! ne m'avez-vous pas , Vous-même , ici*, tantôt , ordonné son trépas ?

HSRMIOKB.

Ah ! falloit-3 en croire une amante insensée?

Ne devois-tu pas lire au fond de ma pensée ?

Et ne voyois-tu pas , dans mes emportements ,

Que mon cœur démentoit ma bouche à tous moments?

Quand je l'àurois voulu , falloit-il y souscrire ?

N'as-tu pas dû cent fois te le faire redire ?

Toi-même avant le coup me venir consulter?

Y revenir encore , ou plutôt m'éviter ?

Que ne mé laissoîs-tu le soin de ma vengeance ?

Qui t'amène en des lieux où Ton fuit ta présence ?

Voilà de ton amour le détestable firuit :

Tu m^apportois , cruel , le malheur qui te suit.

123^ ANDROMAQUE

C'est toi dont l'àmbàlSdade ^ à tous les -deux fatale ,' lu a. fait pour son- malheur pencher vers 91a rivale.* Nous le verrions encor nous partager ses soins : Il m'aimeroit peut-être; il le feindroit du moins. Adieu. Tu peiix piarlir. Je demeure en Epire ; Je renonce à la Grèce , à Sparte , k son empiré , - A toute ma famiUe ; et c'est assez pour moi , .Traître, qu'elle ait produit un monstre tel que toL

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