‹ Œuvres complètes de Jean Racine (volume 4)Chapitre 156 sur 264 · ACTE I, SCENE IV, a5r · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IV, a5r

Voilà comme on les traite. Hé ! mon pauvre gacçon , De ta défunte mère est-ce là la leçon ?

Xta, pauvre Babonnette ! Hélas ! lorsque j'y pense , Elle ne manquoit pas une seule audience^ Jamais , au grand jamais , elle ne me quitta , Et Dieu sait bien souvent ce qu^elle en rapporta : Elle eût du buvetier emporté les serviettes , Plutôt que de rentrer au lOgis les mains nettes. Et voilà comme on fait les bonnes maisons. Va , Tu ne seras qu'un sot.

liÉANJDRE.

Vous VOUS morfondez là , Mon père Petit Jean , remenez votre maître , Couchez-le dans son lit; fermez porte, fenêtre; Qu'on barricade tout , afin qu'il ait plus chaud.

PETIT JEAN

Faites donc mettre au moins des garde-fous là-haut.

BANDIN.

Quoi ! l'on me mènera coucher sans autre fonne? Obtenez un arrêt comme il faut que je dorme.

liÉANDRE.

Hé ! par provision , mon père , couchez-vous.

DANDIN

J irai ; mais je vais vous faire enrager tous : Je ne dormirai point.

XiÉANDRE.

Hé bien , à la bonne heure.

Qu'on ne le quitte pas. Toi , l'Intimé , demeure.

aSa LES PLAIDEURS.

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