ACTE III, St3ENB IIL 3o
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Hé I laissiez^noub. Euh i euh !
Et concluezv""-' ' '. ?.v.\\v/: tava*-.. .. \ \\;\- ?/•.•
. L'IÎNTliÈlfè^'aVn ton pesûiit. ' '
Puis donc qu^ou nous permet de prendre Haleine, et que l'on iiôûs défend dç nous étendre, Je vais , sans rien omettre , et sans prè variqiier , Compendieusemént énoncer j 'e^ïspliquer , Exposera Vos yeux Fîdêe universelle De ma cause, et des faits reilfèrmés en icelle.
Il auroit plutôt faîtd^ dire tout vingt fois , Quede l'afcji^pr.une. Jïomme, ou qui que tu sois, Diable , conclus ; ou. Ip^g. q^ue^^le ciel te confonde !
li'iNTIMÉ.
Je finis* ., . . *f
Ah! . .
£'INTIMÈ. ^
Avant la naissance du monde...;
DANDjEî^:*, bâillant.
Avocat^ ah ! passons au déluge.
Avant donc La naissance du monde et sa création y I. 20
5o6 LES PIiA.irDErK&
Le monde , Funiverô ; tout », la nature entière Etoit ensevelie au fond de la matière. ' : ^ Les éléments , le feu yV^; etla terre et Feau , Enfoncés y eatàs^éAi Éi^^moimA.qiii'V^ monceau y Une confasion , une mf^s^e^ fiions forme , Un désordre , un chaos , une cohue énorme.
Unus erat toto naturœ vultus in orbe ,: :
Quem Grœci dixerfi cfiqps ^rudis imfigestaque moles.
(Oandin endormi se laisse tamber.}
ii:é ANDRE. ' , Quelle chute ! mon père !..
PETIT JEA,N.
,. AhMonsieur! comme il dort!
Mon père, éveillez-vous., ^. .
P.BTIT JTE-AN. •'..:..
Monsieur, ête*-voùs mort?
Mon père !
DANDIN. ^ .-
Hé bien? hé bien? Quoi ! Qu^eàt-ce? Ah ! ah ! quel homme? Certes, je n'ai jamais dormi d'un si bôri somme.
ÏLÉÀNDRE,
Mon père , il faut juger,
Auxrgalères.' ' •
Un chien Aux galères! ^: : :