ACTE SECOND. l
Notre commun malheur en serait adouci :
Je le verrais, Hémon ; vous me verriez aussi.
De cette affreuse guerre il abhorre l'image. Je l'ai vu soupirer de douleur et de rage , Lorsque , pour remonter au trône paternel . On le força de prendre un chemin si cruel. Espérons que le ciel, touché de nos misères, Achèvera bientôt de réunir les frères ; Puisse-t-il rétablir l'amitié dans leur cœur , Et conserver l'amour dans celui de la sœur !
ANTIGOSE.
Hélas ! ne doutez point que ce dernier ouvrage Ne lui soit plus aisé que de calmer leur rage ! Je les connais tous deux, et je répondrais bien Que leur cœur , cher Hémon, est plus dur que le mien. M u> l«s dieux quelquefois font de plus grands miracl.D.