‹ Œuvres complètes de Jean RacineChapitre 57 sur 185 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Tout courageux qu'il est, sans cloute il ne souhaite Que de faire en effet une honnête retraite. Puisqu'il s'offre à vous voir, croyez qu'il veut la paix. Ce jour la doit conclure, ou la rompre à jamais. * Tachez dans ce dessein de l'affermir vous même , Et lui promettez tout, hormis le diadème.

ÉTÉOCLE

Hormis le diadème il ne demande rien.

JOCASTE

Mais voyez-le du moins.

CREON

Oui , puisqu'il le veut hien :

Vous ferez plus tout seul que nous ne saurions faire ; Et le sang reprendra son empire ordinaire.

ÉTÉOCLE

Allons donc le chercher. *

* Ce jour la doit conclure ou la rompre à jamais.

L'exactitude grammaticale demanderait que la phrase fût construite de l'une de ces deux manières : Ce jour la doit conclure ou rompre à jamais : ce jour doit la conclure ou la rompre à jamais.

1 Allons donc le chercher.

Ett-orle ne conserve point ici son caractère. Qu'il consente k voir Pol)iiicc , c'est diijà beaucoup ; m lis qu'il se détermine à elle le chercher , c'est un peu trop. L. U. *

* I.» critique du commentateur prouve qu'il n'a point compris

JO CASTE

Mon fils , au nom des dieux ,

Attendez -le plutôt , voyez-le dans ces lieux.

ÉTÉOCLL.

Hé bien! madame, Lé bien! qu'il vienne, etqu' on lui donne I outes les sûretés qu'il faut pour sa personne ! Allons.

A>"TIGO:>£.

Ali ! si ce jour rend la paix aux Thébains . Elle sera , Créon , l'ouvrage de vos mains.

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