‹ Œuvres complètes de L. SterneChapitre 92 sur 92 · V 115 DE' LA · texte numérisé non relu

V 115 DE' LA

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( aaa ) Tetnontraocds faites au visir n'obliorent dWtre réponse que des menaees» on fit enfin les préparatifs de réTacuaiion de.Parga, qui eut lieu le lo avril 1819 , pendant les fêtes de Pâques.

Par ordre du lord grand-commissaire, le comman* dant de la garnison anglôise de Parga fit connoftre aux habitans que, d'après les arrangemens lait» avec Ali'Pacha , des troupes turques dévoient entrer sur leur- territoire sans délai, mais que la garnison angloise resteroit pour les protéger ]as* qu'à ce que Témigration f&t terminée. En recevant cet avis, qui fut confirmé par la nouvelle de la mar* che sur Parga d'un corps considérable de troupes ottomanes, les habitans s'assemblèrent « et, après avoir tenu une consultation , firent dire au commandant que, telle étant la détermination du gouvernement britannique, ils avoient unanime- • ment résolu que, si un seul Turc entroit sur leur territoire avant qu'ils eussent eu les ipojens de le quitter, ils mettroient à mort leurs femmes et leurs enfans,, et se défendroient jusqu'à la dernière extrémité contre toute force turque ou chrétienne qui violeroit la promesse solennelle qui leur avoit été faite.

Le commandant anglots , vojant par leurs préî paratifs que leur résolution étoit bien prise , en fit

avertir sur-le-champ le lord grand-commissaire à Corfou, qui envoya à Parga des ofliciers pour s'expliquer avec les habitans. Ces officiers , en 7 arri- IL iS

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^ son fils chéri , de celui qu*il destine à lai soc^ céder. Ce vieux chef éloit bel homme , quoique couvert d*habits grossiers > et même malpropres. . Il portoit sur la tête un petit bonnet de couleur rouge , et un grand mapteau d'étoffe de poils de chèvre étoit jeté sur ses épaules. II nous fit présenter des pipes et du café ; mais nous ne pûmes nous entretenir avec lui que par l'entremise d'un interprète , attendu qu'il ne parloit que l'albanois. Après avoir passé une demi-heure dans un petit appartement qui n'offroit aucune trace de grandeur ni de propreté , nous allâmes voir les fortifications. L'espace qu'occupe ce château est considérable ; il renferme non seulement des casernes suffisantes pour cinq mille hommes , mais Un très -grand sérail et une mosquée; d'immenses magasins souterrains peuvent contenir les munitions et même les approvisionnemens. Les murs en sont d'une grande épaisseur , quoiqu'ils offrent en plusieurs endroits des preuves de la précipitation avec laquelle ils ont été construits. Des passages creusés sous terre conduisent dans toutes les parties de l'édifice , et un aqueduc y amène l'eau des montagnes situées à l'ouest, à six milles de distance. On nous montra dans un appartement un moulin fort curieux , où le grain est moulu sans Je secours du vent» de l'eau/ ni de la vapeur; il agit par le seul pouvoir d'une espèce de ressort d'horloge qui n'a besoin d'être

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