‹ Œuvres complètes de La FontaineChapitre 152 sur 333 · LE CHARTIER EMBOURBÉ · texte numérisé non relu

LE CHARTIER EMBOURBÉ

Je Phaèlon d'une voilure â foin

5f \id son char embourbé. Le pauvre homme

■ t loin (pagne

i. > ' , .^ . i humain secours. C'estoit à la cam-

Pres d'un cerlam canton de la basse Bretagne

Appelle Quimpercorentin.

On sçait assez que le destin Adresse là les ger - enrage.

Dieu nous Pour venir au Charlier embourbé dans ces lieux, Le voila qui déteste et jure de son mieux,

Pestant en sa fureur extrême Tantost contre les trous, : evaux,

Contre son char, t Il invoque à la fin le Dieu dont les travaux

Sont si célèbres dans le monde.

Hercule, luy dit-il, aide moy ; si ton dos

A porté la machine ronde,

Ton bras peut me tirer d'icy. Sa prière estant faite, il entend dans la nue

Une voix qui luy parle ainsi

Hercule veut qu'on s/» remué,

L OU on st Puis il aide les gens. Re^^ : provient

L'achopement qui * .1.

Oste d autour de chaque roue i.c mal-heure — * - "" ' '*

,iji le nuit.

--Il- .. -; : .. .1 \-.-, dit l'homnir.

Or bien fc vas l'aider, dit la voix : prcn ton louct.

La Fontaine. — /. m

lyS Fables choisies.

Je l'ay pris. Qu'est-cecy? mon char marche à souhait. Hercule en soit loué. Lors la voix : Tu vois comme Tes chevaux aisément se sont tirez de là. Aide-toy, le Ciel t'aidera.

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