‹ Œuvres complètes de La FontaineChapitre 218 sur 333 · LE TORRENT ET LA RIVIERE · texte numérisé non relu

LE TORRENT ET LA RIVIERE

ec grand bruit el grand fracas In Torrenltomboitdes montagnw:

! out fuyoil devant juy ; l'horreur suivoit SCS pas ;

Il faisoit trembler les campagnes.

Nu! voyageur n'osoit p.^sser

Une barrière si puissante :

Un seul vid des voleurs, et se sentant presser, il mit entre eux et luy cette onde menaçante. Ce n'estoit que menace, el bruit, sans profondeur,

Nostre homme enfin n'eut que fa peur.

Ce succès luy donnant courage.

Et les mesmes voleurs le poursuivant toujours,

Il rencontra sur son passage

Une Rivière dont le cours Image d'un sommeil doux, paisible et tranquille Luy fit croire d'abord ce trajet fort facile. Pomt de bords escarpez,' un sable pur el net.

Il entre, et son cheval le met A couvert des voleurs, mais non de l'onde noire :

Tous deux au Styx allèrent boire;

Tous deux â nâçer malheureux Allèrent traverser au séjour ténébreux,

Bien d'autres fleuves que les nôtres.

Les gens sans bruit sont dangereux ;

Il n'en est pas ainsi des autres.

2^0 Fables choisies.

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