SIMONIDE PRESERVE PAR LES DIEUX
n ne peut trop louer trois sortes de personnes , Les Dieux^ sa Maistresse, et son Roy.
[Malherbe le disoit : j'y souscris quant à moy : Ce sont maximes toujours bonnes.
La louange chatouille, et gagne les esprits. Les faveurs d'une belle en sont souvent le prix. Voyons comme les Dieux l'ont quelquefois payée.
Simonide avoit entrepris L'éloge d'un Athlète, et la chose essayée. Il trouva son sujet plein de récits tout nus. Les parent de l'Athlète estoient gens inconnus, Son père un bon bourgeois, luy sans autre mérite;
Matière infertile et petite.
Le Poëte d'abord parla de son Héros.
Après en avoir dit ce qu'il en pouvoit dire, Il se jette à costé ; se met sur le propos De Castor et Pollux ; ne manque pas d'écrire Que leur exemple estoit aux luteurs glorieux ; Elevé leurs combats, spécifiant les lieux Oii ces frères s'étoient signalez davantage :
Enfin l'éloge de ces Dieux
Faisoit les deux tiers de l'ouvrage.