‹ Œuvres complètes de Lord Byron Don JuanChapitre 96 sur 98 · DERNIERS VERS · texte numérisé non relu

DERNIERS VERS

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0 mon oreillèr solitaiiei Où donc estril f ami ipfappeUe en wtSsi ma voSx? N'est-ce pas son esquif qu'en mes rêves je Yois Là-bas, tout là-bas, seul, errani sur Fonde amère?

0 mon solitaire oreiller !

(Kl posa aatéle chérie^ le pose mainteoant ma téte endolorie.

Oh ! que l'aurore efti lente à s'éveînerl Sur toi, mon oreiller, ma tête penche et tomhe Comme Tarbre du deuil se penche sur la tombe!

Soliltiin etfiHfTj calme mon dése^oir j

En fftlînr 'de meti jlnnnL ^e ton pouvoir me plome

Dans l'erreur de que^ue 4eux mgei Que je ne meure pas avant de le revoir!

Alors, me» Miles, mais non plus solitaire. Que je le piesse encore une im sur mon 4Mattr,

PuM, ^^j^eipiie4e beaheiici Le voir, et puis mourir, -^4^^ ma aeate prite,

0 mon oreiller solitairel

le chante le Normand qui dompta fJIngklterre;

Noble fils de Tamour, monarque de la guerre, A sa race inviacible il transmit, en mourant. Avec le nom de «soi celui de conquérant.

508 OEOTftES DB LtUID BTRON.

Il ne dut pas sa gloire à la seule conquête ; Le laurier des combats n'orna pas seul sa tête: La couronne ceignit son front victorieux; Il fonda par le glaive un trône glorieux. Le Bâtard, vrai Lion, sous sa griffe puissante Sut retenir sa proie asservie et tremblante, • Et d'Albion soumise à son sceptre guerrier. Le plus puissant vainqueur fut aussi le dernier •

AUlOVftD'flUI 4*id COMPLÉTÉ MA TRENTE-SIXIÈME ANNÉE.

Missolougbi, 22 janvier 4824*.

Il est temps d'étouffer Tardeur qui me dévore! Cessons d'importuner un cœur qui m'est fermé. Mais non ; à mon destin obéissons encore : Aimons sans être aimé !

La feuille de mes Jours se flétrit avant FÂge; L'amour n'a plus pour moi de couronnes de fleo». Dès longtemps ses plaisirs ne sont plus mon partage ; J'ai gardé ses douleurs.

Dans ce cœur qui gémit brûle un feu solitaire; C'est un Yolcaa qui gronde en mon sein enfermé. Mttl flambeau ne s'allume au flambeau funéraire Dont je sitis consumé.

Adieu, transports jaloux, crainte, espoir, sacrifices^ Qui troublez tour a tour et charmez l'univers! L'amour m'a retiré ses plus pures délices. Je porte encor ses fers.

Mais cbassons ces pensers dont le poids me tourmente. C'est ici que la gloire accueille le guerrier;

DERlilERS VERS DE LORD BYRON** HOTES. 509

Mort» pleure sor sa tombe, et, vivant, lui présente Un immortel laurier!

C'est ici le séjour des combats, des alarmes ; Des glaives, des drapeaux, sont tout ce que je voi; Jadis le Spartiate, expirant sur ses armes. Fui moins libre que moi.

La Grèce se réveille! éveille-loi, mon âme 1 Mes aïeux de leur lils n'auront point k rougir ; Héritier de leur sang, leur vieil honneur m'enilanmie: Allons vaincre ou mourir.

Enfin, des passions je foule aux pieds Tempire ; Mes yeux pour la beauté ne versent plus de pleurs; Tranquille maintenant, ainsi que son sourire. Je brave ses rigueurs.

Si la vie a pour toi perdu ses plus doux charmes. Qui t'oblige à porter ce douloureux fàrdeau? Le champ d'honneur est Ih. Cherche au sein des alarmes Un glorieux tombeau.

A la mort d'un soldat ici tu peux prétendre; C'est ici qu'on la donne et reçoit sans effroi ; VoiS| choisis où tu veux que dorme enfin ta cendre^ Et puis — lepose-toi*.

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