‹ Œuvres complètes de Lord Byron DramesChapitre 53 sur 133 · DU DRAME LE CIEL ET LA TERRE · texte numérisé non relu

DU DRAME LE CIEL ET LA TERRE

* Le Ciel et la Terre, mystère, fut écrit à Ravenne, en octobre 1821. En l’envoyant le mois suivant à M. Murray, lord Byron écrivait: — «Voici un drame lyrique Intitulé mystère; vous le trouverez suIBsamment pieux, je l’espère; car quelques-uns des chœurs pourraient avoir été écrits par Sternhold et Kopkins eux-mômes, surtout pour la mélodie. Comme il est plus étendu, plus lyrique et plus grec que je ne l’avais d’abord projeté, je ne l’ai pas séparé en actes, mais je donne à ce que je vous envoie le nom (le première partie, car il y a une suspension de l’action qui peut s’arrêter là si l’on veut, ou avoir une suite, comme c’est mon projet. Je désire que la première partie soit publiée avant que la seconde partie ne soit écrite, parce que si elle ne réussit pas, il faudra mieux s’arrêter que de se lancer dans des expériences malheureuses. »

Quoique revue sans délai par M. Gifford et imprimée, cette tragédie, ou ce mystère , ne fut publiée qu’en 1822, dans le second numéro du Libe'ral, et ne fut jamais achevée.

* Suivant lés théologiens, les archanges sont au nombre de sept, et occupent le huitième rang dans la hiérarchie céleste.

3 Gigantes autem crant super terram in diebus illis. Postquam enlm ingressi sunt lllii Dei ad fllias hominum, illæque genuerunt, isii sont poternes à seculo viri famosi. Genèse, chap. vi, v. 4.

4 Rupti sunt omnes fontes abyssi magnœ, et cataractæ cœli aperti sunt' Genèse, chap. vu, v. 1 1 .

* Le livre d’Ènoch, conservé chez les Éthiopiens, est, dit-on, antérieur au déluge.

* Dans le manuscrit original, Michaël. — « Je vous renvoie l’épreuve, » écrit lord Byron à M. Murray;* j’ai adouci tout ce qui avait paru à M. Gifford devoir être adouci, et changé le nom de Michaël en celui do Ruphaél, qui était un ange de manières plus doiices. * D.

SARDANAPALE

TnAGÉDIE Eî« CINQ ACTES.

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SARDANAPALE»

PREFACE

En piiWIant les tragédies suivantes , Je ne puis que répéter qu'elles n’ont point été «rites pour être représentées. L’opinion publique s’est prononcée sur une première tentative faite par les directeurs (le théâtres. Quant à mes sentiments particuliers, comme U parait que NM. les directeurs ne les font point entrer en ligne de compte, je n’en parlerai pas.

Pour la partie historique de cette tragédie, le leclenr devra consulter les notes.

L’auteur a déjà, dans un premier ouvrage, essayé de conserver les unités, et, dans un autre, d'en approcher autant que possible, son avis étant qu’en leur absence on peut Lien faire de la poésie, mais non du drame; il sait l’impopularité de cette opinion auprès de la liltéruture actuelle de l’Angleterre, mais ce n’est pas là un système qui lui est particulier. Cette opinion était, il n'y a pas longtemps encore, celle de tous les écrivains en Europe, et elle s'est maintenue che* les peuples les plus civilisés ; mais nous avons changé tout cela, et nous recueillons les avantages de cette révolution. L’auteur est loin de s’imaginer que ce qu’il fera, en se conformant à ce précepte, pourra approcher de ses prédécesseurs, tant classiques qu’irréguliers. Seulement, U explique pourquoi il a préféré une méthode régulière , quoique imparfaite , à l’abandon absolu do toutes règles, quelles qu'elles soient. S’il s'est trompé, la faute en est à l’architecte, et non à l’art en lui-même.

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