‹ Œuvres complètes de M. AncelotChapitre 119 sur 560 · SCÈNE Vil · texte numérisé non relu

SCÈNE Vil

Les Mêmes, DUPRÉ.

DUl'RÉ.

Le cruel a juré de troubler ma famille ! Je ne reconnais plus mon neveu ni ma fille.

GRANVILLE

Quavez->ous . cher Dupré ?

DUPRÉ

!Moi . je suis furieux !

Depuis que ^^cnarmonl est entré dans ces lieux , La sotte ambition tourne toutes les têtes : Emma rêve, en pleurant . à d'illustres con(|uêtes , Elle doit épouser pour le moins un marquis ! Non content de l'emploi par ses travaux acquis , Fn-déric veut sortir de la route commune; ï^enarmont lui promet une haïUe fortune; Moi, je vais chapitrer ce protecteur maudit : Qu'il nous ronde la paix et trarde son crédit !

Sénarmont ose encor ?... vraiment, c'est incroyable !

LARDILLON.

Que peut-il leur offrir ? son crédit est au diable !

DUPRÉ

Comment ! Que savez-vous?

DOUBLET

Silence, je l'entends :

Dans une heure chez moi, tous trois je vous attends.

( A Dupré. ) Là , vous serez instruit d'un important mystère; Mais, jusqu'à ce moment, songez qu'il faut vous taire.

DUPRÉ

Parbleu , je ne sais rien ; que puis-je révéler ?

DOUBLET

N'importe : observez tout et laissez-nous parler.

DUPRÉ, àOranville.

Que se passe-t-il donc ? je n'y puis rien comprendre !

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