‹ Œuvres complètes de M. AncelotChapitre 236 sur 560 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

PIERRE, BERTRAND, CHARLOTTE entrant par une porte latérale.

BERTRAND

Charlotte , reconnais-tu ce luron-là ?

CHARLOTTE

Ah!... c'est Pierre!...

BERTRAND

Eh oui ! mon filleul , qui revient de la guerre, à ce qu'il dit.

CHARLOTTE

Oh! je suis charmée...

BERTRAND

Vois-tu , Charlotte , Pierre va rejoindre son régiment à Paris , et je lui ai dit : Il faut que tu déjeunes avec nous.

Certainement, mon père , vous avez très-bien fait.

PIERRE

Madame, c'est que je suis bien mal équipé pour (léjeimer avec vous.

CHARLOTTE

Comment donc, monsieur Pierre , est-ce que c'est là une raison ?

BERTRA>D.

C'est bien , Charlotte , tu es une brave fille. Pierre, diï-moi , quel vin veux-tu à ton déjeuner ?

PIERRE

Ça m'est égal! Mon Dieu, le meilleur.

BERTRAND

Va , sois tranquille ! ... Et le café, et le petit verre. . . tu vas voir. (Il sonne.) C'est comme ça qu'ils viennent. (.1 un domestique qui entre.) Dites donc, monsieur Michel, vous prierez le cuisinier de nous faire à déjeûner pour trois.

LE DOMESTIQUE

Est-ce que monsieur le comte revient aujourdluii ''

CHARLOTTE

Je ne crois pas : mais c'est monsieur qui déjeune

avec nous.

LE DO.«ESTJQUE.

Ah.'.,, monsieur?

CHARLOTTE

Oui, et dépêchez - vous , je vous prie. Monsieur Pierre, asseyez- vous donc : vous devez être bien las.

PIERRE

Oh ! j'ai de bonnes jambes.

BERTRAND

A propos ! moi qui oubliais que je dois remettre eu état les pistolets du commandant!... Pierre, cause un peu avec Charlotte : je ne tarderai pas à revenir,

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