CHARLOTTE , LE COMTE , MONVAL
MONVAL
Ah ça , Arthur, avez-vous perdu la raison ? Que dois-je penser d'un pareil langage ?
LE COMTE
Est-ce qu'il vous offense ?
MONVAL
Vous devez comprendre que si je n'étais pas chez vous...
LE COMTE
Oh! ne vous gênez pas!... Mais, silence; nous causerons de cela tout à l'heure dans le parc. {Haut. ) Eh bien I monsieur de Monval , ne faisons-nous pas un tour de promenade?
CHARLOTTE
Arthur, vous me quittez ?
LE COMTE
Pour un instant , ma chère amie. Occupez-vous de ma mère, de la baronne. Je reviens bientôt. Ne fautil pas que je fasse les honneurs de ma maison à un ancien ami?
CtlARLOTTE.
Ne soyez pas longtemps. Ici , je n'ai que vous.
LE COMTE
N'êtes-vous pas chez vous , madame ? Mais j'aperçois votre père ; il vous cherche, il veut vous parler. MONVAL , à part.
Ah ! c'est là le beau-père.
LE COMTE, à Mon val.
Allons , je suis à vous.