CHARLOTTE, PIERRE, BERTRAND
PIERRE
Madame veut donc bien me permettre ?
CHARLOTTE
Oui ; adieu , Pierre ; ayez bien soin de mon père.
PIERRE, àparf.
Quelle douce voix!... { liant.) Adieu donc... madame la comtesse.
CHARLOTTE
Mon ami !
PIERRE
Oh ! ne croyez pas , madame , que je sois fâché de votre bonheur! Vous n'éliez pas faite pour être la femme d'un pauvre ouvrier : non, je ne dois pas m'attristerde votre bonheur, et je vous quitte... peut-être pour toujours!... Mais pourtant, si, un jour, vous aviez des peines, permettez que je vienne en prendre la moitié.
BERTRAND
Allons donc ! qu'est-ce quec'estque toutes ces idéeslà?... Voyons, il est temps de se mettre en route. ( On entend deux coups de feu. )
Qu'est-ce que cela ?
BERTRAND
Des chasseurs , sûrement. Embrasse-moi , Charlotte , et porte-toi bien.
CHARLOTTE
Au moins , mon père , je vous reverrai bientôt ?
BERTRAND
Oui , sans doute , oui , mon enfant, je viendrai te voir. Adieu.
PIERRE
Adieu , madame , soyez bien heureuse.