‹ Œuvres complètes de M. AncelotChapitre 288 sur 560 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

CHLODSINDE, SYMMAQUE.

SYMMAQUE

Je demeure interdit ! quel étrange langage ! D'où vient cette colère ? Il m'accuse , il m'outrage ! Fenmie, m'apprendras-tu quels sentiments nouveaux Enlèvent Childebert à ses pieux travaux ? De Clovis , de Thierry qui lui conta l'histoire ? De profanes récits qui chargea sa mémoire ? Prends garde ! dans Compiègne un imprudent discours Peut être dangereux et hasarder tes jours : Femme , songe à Pépin ! Mallieur à qui le brave !

CHLODSINDE.

Que puis-je contre lui , moi misérable esclave ?

SYMMAQUE

Écoute , et garde-toi d'oublier mes avis , Choldsinde!... L'héritier du sceptre de Clovis , Loin des terrestres soins coulant des jours prospères , Vivra dans ce palais comme ont vécu ses pères : Mes pieuses leçons dans ce creur jeune encor Ont su d'une foi vive épancher le trésor ; Il doit aux rois futurs léguer de saints exemples ; Et, pour (pi'un jour son nom soit béni dans nos temples, Désintérêts mondains qu'il détourne ses yeux! Qu'est-ce qu'un trône auprès du royaume des cieux ? Tels sont les saints devoirs qu'il faul <\u(' j'accomplisse.

CHOLDSINDE.

De son manteau royal fais-lui donc un cilice.

SYMMAQUE

Femme , qu'oses-tu dire ? Ah ! je frémis pour toi !

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