I.KONTINE
Hélas !
MADAME DE CERONI. '
Comment êtes-vous tombée dans l'horrible situation où je vous vois ?
L'homme qui m'arracha à tous mes devoirs, qui me fit oublier vos leçons, il avait péri dans un duel ; j'avais dissipé follement cette opulence, fruit de mon déshonneur. Alors je jetai un regard en arrière , je frémis à l'idée de tomber plus bas encore, je brisai tous les liens qui m'attachaient à l'infamie. Retirée dans un faubourg , seule avec mes remords, pleurant sur mes fautes, j'espérai que le travail de mes mains me suffirait... O madame! combien j'ai souffert! la misère, une misère affreuse m'a poursuivie... j'ai manqué de tout... même de pain ! Ce sort cruel, j'ai voulu y échapper ! Il me restait le courage de mourir ; et cette nuit...