‹ Œuvres complètes de M. AncelotChapitre 467 sur 560 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

MARIE, DUBOURG, Madame de FERRIÈ- RES, M. DE FERRIÈRES, GEORGES, ÉME- LINE, SAINT-SURIN.

DUBOURG

Ah ! mon voisin , risquer ses jours pour son fils... c'est bien, c'est très-bien!... on m'a tout conté... Un courage de héros , et une tendresse de père... Voilà une action qui fera du bruit!...

Assez , monsieur Dubourg- , assez I...

GEORGES, à demi- voix à «on père.

Ne saurai-je rien de plus?

M. de FERRIÈRES, à demi-voix à Georges.

Rien...

GEORGES, à part.

Tout est fini !... (liant et passant près de madame de Ferrivres.) Le souvenir de ce que je vous dois sera éternellement gravé dans mon cœur ; mais je ne puis rester ici... {Etonnement de tout le monde.) Émeline, adieu... vous êtes libre!

SAINT-SURIN

Libre!...

GEORGES

Ma mère , nous ne nous reverrons peut-être jamais I

(.II se jette dans ses bras.) MADAME DE FERRIÈRES.

Que dis-tu ?

M. DE FERRIÈRES

Mon fils!

DUfiOURG.

Vous voulez partir?

GEORGES

Il le faut.

DUBOURG

Quel diable de vertigo , Georges , vous pousse \ courir le monde.? Regardez donc votre mère, mademoiselle Émeline, et Marie... Dieu me pardonne, elle se trouve mal !...

GEORGES

Serait-elle évanouie ?...

(On lui donne des secours ; Georges s'approche d'elle.) MARIE , revenant à elle, bas.

Oh ! ne me trahissons pas.

DUBOURG

Ah ! la voilà qui revient à elle!... Georges, vous ne quitterez pas votre père qui > ous chérit, qui vient de vous le prouver, et de quelle façon ? l'abandonner serait d'un ingrat.

M. DE FERRIÈRES , serrant la main de son fils. Georges , que penserait le monde ?

GEORGES

Mon père!...

MADAME DE FERRIÈRES

Et ta mère ?.. N'est-elle donc plus rien pour toi ?

M. DE FERRIÈKES.

Allons !... qu'il ne soit plus (luestion de semblable*

ÂÔO

extravagances I Georges ne nous quittera pas, et nous le ramèntrons à des idées plus raisonnables.

DUDOURG.

Voyez-vous , mon garçon , dans le siècle où nous vivons , il faut être plus pos'tif : je veux faire de vous un industriel; cela calmera votre imagination.

M. DE FERRlÈRES.àsafemme.

Entrons chez nous , ma chère amie , et oublions toutes les impressions pénibles.

MARIE, à part.

Pauvre Georges!., puisse-t-il toujours ignorer.,.

GEORGES, à part.

Que se passe-t-il donc ici?

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