CLOVIS , BATHILDE , THIERRY , ÉBROIN
BATHILDE
Mon père ! Mon époux ! . . . Qel , que vois-je ?
O supplice !
BATHILDE
Se pourrait-il ?
CLOVIS
C'est toi !... viens , oh! viens recueillir Ma dernière pensée et mon dernier soupir .. Je meurs en pardonnant à la main qui m'opprime : Tu me plains , et mon roi m'a rendu son esliuie!
BATHILDE
( se tournant vers Ébroïn. ) Grand Dieu!. . . Viimeurtrier. ne croispas,ences lieux,
LE MAIRE DU PALAIS. — ACTE V
Longtemps de nos donleurs repaître encor tes yeux. Non ; la mort vient : voilà le dernier de tes crimes ; Et bientôt l'assassin rejoindra ses victimes... Le Ciel à mes regards découvre l'avenir , Il me montre le bras armé pour te punir. Vengeur de mon époux , ta hache est déjà prête. Je te vois... tu l'attends,... tu vas frapper sa tète... Sur les marbres sacrés son sang a rejailli, Le barbare est tombé... l'enfer a tressailli ! Et ses monstres liideux, poussant des cris de joie , Au séjour des tourments ont emporté leur proie... Cher Clûvis... je te suis.
( Elle tombe évanouie sur le corps de Clovis. )
THIERRY, àÉbroïn.
Après tant de revers , Frappe, ou rends-moi du moins mon exil et mes fers I
Il faut régner !
THIERRY
Eh bien , redoute ma puissance ; Sur le trône âveô moi va s'asseoir la vengeatice. ( Il se place auprès de Clovis et de Bathilde. ÊBROîN , sur le devant de la scène.
Vain espoir ! malgré lui coupal)le et couroilhé , Sur un trône flétri je le tiens enchaîné !
FIESQUE
TRAGÉDIE EN CINQ ACTES