‹ Œuvres complètes de M. AncelotChapitre 93 sur 560 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Les MÊMES, FIESQUE, Soldats, Peiple.

FIESQUE

Peuple et braves Génois, j'accepte votre hommage.

Et ce titre imposant , noble prix du courage.

Je veux m'en rendre digne : élu par votre amour,

Dans le palais ducal je fixe mon séjour :

Votre bonheur, voilà ma plus chère espérance.

Mais d'un peuple outragé poursuivons la vengeance 1

Cet esclave africain (pi'épargna ma fureur ,

Dans nos nun-s désolés promène la terreur;

11 ose à nos palais attacher lincendie !

Manfredi , va punir sa lâche perfidie :

Qu'il meure ! Et vous. Génois , allez, suivez ses pas.

(Manfredi sort avec !i' peuple. ) D'Oclavio partout iumonce le trépas , Fondi , de mes guerriers je te donne l'élite ; Doria vers le port a dirigé sa fuite : Poursuis-le : ce vieillard , qui ne peut t'échapper , Fut mon hôte, et mon bras ne le veut point frapjier; Au glaive des Géimis mou glaive l'abandonne; L n reste de soldais le suit et l'environne : Qu'ils tombent avec lui. Va. cours, frappe et punis.

(Fondi ïfli-t avrc les soldjLs }

FIESQUE. — ACTE V

Page 1