‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 209 sur 632 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LES MÊMES, LE COMMISSAIRE, LE CHEF DE LA POLICE et LES SOLDATS.

Monsieur Giraud.

Monsieur, de quel droit entrez-vous dans une maison habitée, dans le domicile d'une enfant paisible, qui a payé ses contributions... De quel droit troublez-vous la paix des familles au moment même où elles s'unissent par les liens Jes plus sacrés129 ?

Joseph Binet.

Oui, de quel droit ?

Le Commissaire.

Jeune homme, ne vous inquiétez pas de notre droit ! Vous étiez tout à l'heure très complaisant en nous indiquant où pouvait être l'inconnu, et vous voilà bien hostile130.

Paméla.

Mais qui cherchez-vous, que voulez-vous131 ?

300 paméla giraud.

Le Chef de la Police.

Vous savez donc que nous cherchons quelqu'un.

Monsieur Giraud.

Monsieur, ma fille n'a pas d'autre personne avec elle que son futur époux, Monsieur132...

Le Chef de la Police.

Monsieur Rousseau133.

Paméla.

Monsieur Adolphe Durand134.

Monsieur Giraud.

Rousseau ! Connais pas, je ne connais de ce nom que l'illustre Jean- Jacques qui a donné son nom à la rue du Contrat Social135. Monsieur est Monsieur Adolphe Durand.

Madame Giraud.

Fils d'un respectable négociant de Marseille et qui nous a été présenté par un commerçant de nos amis établi fleuriste136...

Joseph Binet.

Ah ! vous me trompiez, ah ! voilà le secret de votre froideur, Mademoiselle, et Monsieur est...

Le Commissaire, au Chef de la Police.

Ne vous seriez-vous pas trompé ?

Le Chef de la Police.

Non. (Aux gendarmes.) Empoignez-moi ce jeune homme, il est conforme au signalement137.

Jules Rousseau.

Monsieur, je suis victime de quelque méprise, je ne me nomme pas Jules Rousseau.

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