‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 221 sur 632 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

DUPRÈ, DE VASSY.

DUPRÈ.

Vous pouvez sauver ce jeune homme.

De Vassy.

Moi ! comment.

Duprè.

Par votre témoignage corroboré de celui d'Antoine, qui nous offrait...

De Vassy.

J'ai des raisons pour ne pas paraître.

Ainsi vous êtes de la conspiration.

De Vassy.

Monsieur...

Duprè.

Vous avez entraîné le pauvre enfant.

De Vassy.

Monsieur...

Duprè.

N'essayez pas de me tromper. Mais par quels moyens l'avezvous séduit ? il est riche70, il n'avait71 besoin de rien...

De Vassy.

Écoutez, Monsieur, si vous dites un mot...

DUPRÈ.

Oh ! ma vie ne sera jamais une considération pour moi !

De Vassy.

Allons72 ! cet homme est inébranlable... Monsieur, vous savez très-bien que Jules s'en tirera, et, s'il ne se conduisait pas bien, vous lui feriez perdre la main de ma nièce, l'héritière du titre de mon frère le pair de France.

Duprè.

Il est dit que le jeune enthousiaste73 est encore un calculateur, un ambitieux... Pensez, Monsieur, à ce que je vous propose... Ayez des témoins.

De Vassy.

Monsieur, je ne vous comprends pas.

Vous avez su le perdre et vous ne sauriez le sauver. (A part.) Je le tiens.

De Vassy.

Je réfléchirai, Monsieur, à cette affaire...

Duprè.

Ne croyez pas pouvoir m'échapper.

De Vassy.

Un général qui n'a pas craint74 le danger, ne craint pas un avocat.

Duprè.

Comme vous voudrez. (Il se heurte avec Joseph Binet75.)

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