acte v, scène
Joseph Binet.
Les domestiques ? Ah, ils boivent du vin de Champagne glacé, ils renoncent sur les truffes, et le concierge5 est heureux comme un roi absolu. Monsieur Giraud veut que son portier soit dans l'aisance, il est au mieux6 avec son portier, ils causent ensemble comme une paire d'amis... il jouit de sa fortune, mais il est bon pour ses gens, il va voir ses chevaux, il leur donne du sucre, et il est très-bienfaisant. Il fait distribuer du bois l'hiver aux indigents, c'est une bonne pâte d'homme.
Antoine.
Et marne Giraud ?
Joseph Binet.
Oh ! celle-là, fière comme Artaban. Je lui apporte un fauteuil à bras. Quand je pense que j'ai drapé7 le lit de Mademoiselle Paméla, que maintenant les fils de pairs de France recherchent, et qui sera duchesse peut-être... Voici la sonnette de Monsieur Giraud.
Je me sauve (à part) et je vais dire à Madame et à Mademoiselle ce qui en est... Oh ! quelle sottise ils ont faite9...