‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 423 sur 632 · ACTE IV, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE

Marie.

Vous m'avez laissée libre en cet instant, le dernier de ma vie ! je tiendrai ma promesse, tenez les vôtres. Toi, sublime inventeur, tu auras les obligations de ta grandeur, les combats de ton ambition, maintenant légitime : cette lutte occupera ta vie ; tandis que la comtesse Sarpi mourra lentement et obscurément entre les quatre murs de sa maison.... Mon père, et vous comte, il est bien entendu que pour prix de mon obéissance, la vice-royauté de Catalogne accorde au seigneur Fontanarès, un nouveau délai d'un an pour son expérience.

Fontanarès.

Marie, vivre sans toi ?...

Marie.

Vivre avec ton bourreau !

Fontanarès.

Adieu, je vais mourir.

Marie.

N'as-tu pas fait une promesse solennelle au roi d'Espagne, au monde ! (Bas.) Triomphe ! nous mourrons après.

Fontanarès.

Ne sois point à lui, j'accepte.

Marie.

Mon père, accomplissez60 votre promesse.

Faustine.

J'ai triomphé61 !

Lothundiaz, bas.

Misérable séducteur. (Haut.) Voici dix mille sequins. (Bas.) Infâme ! (Haut.) Un an des revenus de ma fille. (Bas.) Que la peste t'étouffe ! (Haut.) Dix mille sequins que sur cette lettre, le seigneur Avaloros vous comptera.

FONTANAEÈS.

Mais, Monseigneur le vice-roi consent-il à ces arrangements...

Vous avez publiquement accusé la vice-royauté de Catalogne de faire mentir les promesses du roi d'Espagne, voici sa réponse : (il tire un papier) une ordonnance qui dans l'intérêt de l'état suspend toutes les poursuites de vos créanciers, et vous accorde un an pour réaliser votre entreprise62.

FONTANARÈS.

Je serai prêt.

LOTHUNDIAZ.

Il y tient ! Venez ma fille ? on nous attend aux Dominicains, etMonseigneur nous fait l'honneur d'assister à la63 cérémonie.

Marie.

Déjà!

Faustine, à Paquita.

Cours, et reviens me dire quand ils seront mariés.

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