Réplique peu cohérente. Elle a disparu dèfl If
12. Ces deux répliques sont soulignées. La première a disparu du texte définitif. (Cf. plus haut, p. 2i}7.)
Page 83.
13. Cette scène correspond à la scène 7 de l'acte IV du texte définitif.
Page 84.
14. Cette scène correspond à la scène 8 de l'acte IV du texte définitif. H. de Curzon en a publié la fin, depuis la réplique d'Inès : Je vous défends dv vous quereller. (RHLF, p. 17.)
15. A partir d'ici et jusque vers la fin de la scène 10 (p. 94) le manuscrit présente, pour les feuillets 114 à 123 inclus, la curieuse particularité de ne pas porter les noms des personnages. Le copiste, qui changeait de plume pour écrire les noms, a laissé la place et a oublié sans doute de combler les lacunes. Il a cependant noté les jeux de scène, les apartés en particulier. Il a également écrit, après avoir changé de plume, les intitulés des scènes 9 et 10 et les noms des personnages qui prononcent les deux premières répliques. Henri de Curzon lorsqu'il copia ce texte (Lov. A 238 bis) a tenté de restituer ces noms. Il a assorti beaucoup de ses attributions d'un point d'interrogation : il a même parfois laissé lui aussi la place du nom en blanc. Jean Richer, qui a établi ce texte pour l'édition Formes et Reflets en 1950 (cf. t. 23, Bibliographie), a lui aussi tenté ce travail de restitution. Nous avons repris le problème. Si la plupart des répliques peuvent être attribuées sans difficulté, il en est un certain nombre pour lesquelles il est permis d'hésiter. Nous avons donc choisi la solution suivante. Tous les noms restitués sont mis entre crochets : le lecteur conserve ainsi toute liberté et peut, à son gré, reprendre le problème. D'autre part, lorsque nous nous écartons des attributions de nos prédécesseurs, nous expliquons en note les raisons de notre choix.
16. Henri de Curzon et Jean Richer écrivent ici Raoul. H. de Curzon ajoute le jeu de scène entre crochets. Cette attribution est plausible. Nous attribuons cependant la réplique au marquis pour deux raisons. Dans cette seine à trois personnages, mais dans laquelle Vautrin n'est pas encore ouvertement intervenu, il y aurait un long silence du marquis, assez gênant pour l'acteur et peu compatible avec le caractère du personnage. De plus l'aparté de Vautrin couperait une réplique de Raoul.
Page 87.
17. Cf. plus haut, la note 5 de la p. 77. Si l'on compare les noms que Vautrin attribue ici au père de Raoul à ceux qu'il donnait à la scène 2 du même acte (p. 74) on s'apercevra qu'il manque de mémoire... On comparera aussi avec le passage correspondant du texte définitif. (Cf. plus haut, p. 241.)
18. Ces deux scènes correspondent à la scène 9 de l'acte IV du texte définitif.
19. Jean Richer attribue cette réplique à la duchesse. Il nous paraît plus logique de suivre H. de Curzon qui l'attribue à Vautrin. Il est bien dans le rôle de celui qui connaît bien la famille de Raoul de s'étonner d'une telle affirmation. La duchesse, elle, était présente à la scène.
20. Pour la justification de cette indication, cf. ci-dessous, la note 23 de la p. 90.
21. Nos prédécesseurs attribuent cette réplique à la duchesse. C'est plausible. Nous préférons néanmoins l'attribuer au marquis, bien silencieux depuis le début de cette scène. Et le ton nous paraît convenir davantage au marquis qu'à sa mère.
22. Ici aussi nous préférons le marquis à la duchesse. Celle-ci nous paraît avoir besoin d'un moment pour se reprendre après ce qu'elle vient d'apprendre. Et encore une fois le ton de cette réplique ne lui conviendrait pas. Enfin elle ne se ferait pas confirmer ensuite cette précision nouvelle. (Cf. les répliques suivantes.)
Page 90.
23. Jean Richer attribue cette réplique à Inès. Or Inès sait ou du moins croit savoir qui est cet homme. H. de Curzon l'attribue à la duchesse de Montsorel. C'est effectivement le seul personnage dans la bouche duquel une telle question est plausible, mais à condition qu'on suppose qu'elle n'a entendu que la fin de la réplique de Vautrin, en haut de la page 88. Ce qui est possible puisqu'elle est au fond de la scène à sa première réplique. C'est ici la mise en scène qui peut sauver la vraisemblance, d'où l'indication que nous avons ajoutée. Cf. ci-dessus, la note 20 de la p. 88.
24. H. de Curzon attribue cette réplique au marquis. Nous préférons la solution de Jean Richer qui l'attribue à Inès. La jeune fille rappelle à sa mère les consignes de discrétion données par Vautrin à la fin de la scène 2 de cet acte. (Cf. p. 75.) Elle ignore que Vautrin a rompu lui-même la consigne au début de la scène 9 (p. 88). Il y a d'ailleurs dans tout cela une contradiction certaine. Vautrin recommande la discrétion (p. 75), il refuse de répondre au marquis (p. 87), répond à Raoul en présence du marquis (p. 88) et on voit à nouveau la discrétion l'emporter (p. 90). On pourrait résoudre ces contradictions en supposant que la réplique où Vautrin révèle qui il est (scène 9, p. 88) est un aparté partiel, en ce sens que seul Raoul entend le début de la réplique dit à voix plus basse. Ces remarques appuient celles que nous avons dû faire à propos de la réplique de la duchesse. (Cf. ci-dessus, note 23.) Toutes ces difficultés — qui supposent cependant que Ralzac en écrivant cette version la voit jouée — sont aplanies dans le texte définitif.
25. J. Richer ajoute ici : à qui Vautrin fait un signe. Le critique se réfère au texte définitif. (Cf. p. 245.) Mais l'indication du jeu de scène n'apparaît que sur E1. Et le rappel à l'ordre d'Inès, qui disparaît des versions suivantes, nous paraît ici suffire. (Cf. ci-dessus, la note 24.)
26. C'est-à-dire d'un menteur. On lira le savoureux article du Larousse
du xixe siècle, sur toutes les ruses des marchands d'eau de Cologne pour tromper leurs clients. Article : Cologne (eau de).
27. Encore un de ces « mots » faciles qui a disparu de la version défini tire.
Page 92.
28. Le texte manque ici de clarté. Nous suivons J. Kicher qui attribue ;i ! B duchesse de Montsorel cette réplique que II. de Curzon attribue — sans raison bien nette — au marquis. On peut en eiTet y voir le premier effort de Mme de Montsorel pour attirer Raoul et lui glisser discrètement l'avertissement qu'elle lui donne quelques répliques plus loin. (Cf. p. 93.) Mais il est également possible d'y voir une réaction indignée de la duchesse de Christoval à la confidence que Vautrin vient de lui faire. Dans ce cas cependant elle serait mieux placée avant la réplique de Raoul. Et celle-ci : Je vous obéis, déjà peu claire, ne se comprendrait plus.
29. Jean Richer attribue cette réplique à Vautrin. Nous préférons ici suivre H. de Curzon qui l'attribue à la duchesse de Christoval. Il est en effet dans le rôle de celle-ci d'intervenir après la révélation que lui a faite Vautrin. Et sans cette réplique le silence de la maîtresse de maison serait anormalement long au théâtre.
30. H. de Curzon a oublié de copier cette réplique. Ce qui lui fait attribuer la suivante à Mme de Montsorel.
31. H. de Curzon attribue cette réplique au marquis. (Cf. ci-dessus, la note 28.)
Page 93.
32. H. de Curzon attribue cette réplique au marquis. On suit le mouvement de son interprétation si on se souvient de ces précédentes attributions au même personnage. (Cf. ci-dessus, les notes 28 et 31 de la p. 92.) Mais il est alors dans l'impasse et pour les trois répliques suivantes il se contente de mettre un point d'interrogation. Il nous semble logique, avec Jean Richer, de l'attribuer à Vautrin dont le but est d'éloigner la duchesse qui contrecarre ses plans.
Page 94.
33. Ce passage du texte présente des difficultés. H. de Curzon y a vu trois répliques. Il n'a pas attribué les deux premières et a donné à la duchesse de Montsorel la fin : Et ce ne serait pas mon fils qui lui revient incontestablement. Jean Richer a vu également trois répliques. Et il donne comme texte :
La duchesse de Montsorel : Mais que savez-vous ? Vautrin : Je ne dois rien savoir. La duchesse de Montsorel (regardant Raoul) : Et ce ne serait pas mon fils. Il nous semble que les deux critiques ont été égarés par la disposition du folio 123, qui se présente ainsi :
[Rlanc sur une ligne. Absence du nom.] Mais que savez-vous ?
[Rlanc sur une ligne.] Je ne dois rien savoir ?
(regardant Raoul) Et ce ne serait pas mon fils.
Cette disposition invite à voir trois répliques. L'attribution de la dernière n'étant pas douteuse, il a bien fallu que l'on trouvât des titulaires pour les deux autres. Mais une disposition analogue se trouve au feuillet 117 où le copiste a laissé un blanc d'une ligne, comme pour inscrire un nom, alors qu'il ne manque, de toute évidence, que l'indication : à la duchesse. (Cf. la réplique de Vautrin, p. 89.) Il est donc permis de penser que nous avons ici un cas analogue et de ne voir que deux répliques. Ce qui permet de proposer une lecture qui nous paraît plus satisfaisante.