Il s'agit bien entendu de la Valencia espagnole
29. Profitons de cette indication précise pour dresser la chronologie complexe de ce drame. Cette date est essentielle. C'est à partir de là que l'on peut dater le mariage de M. et Mme de Montsorel : sept mois auparavant. Reste à situer la mort du vicomte de Langeac, afin d'établir l'innocence de Mme de Montsorel. Dans la première version (cf. p. 124) Balzac donne des
VAUTRIN. ,i,i,.,
précisions : prisonnier depuis le 10 août, le vicomte serait reslé captif trois mois, avant de s'enfuir et, trahi pas lîoulnrd et Saint-Charles, d'être fusillé à Saiimnr trois mois avant ce mariage. Ce qui ne cadrait pins avec la date de naissance de Fernand. Dans la version définitive, Balzac est moins précis et moins convaincant (cf. p. 273). D'autre part Fernand, né en 1793, a bien 23 ans en 1816, moment où Balzac situe l'action. Mais il a été abandonné dès le lendemain de sa naissance, et quand les personnages parlent de la durée de leur épreuve ils disent '21 ans (p. 136) ou 20 ans (pp. 1 19-150). Signalons enfin qu'il y a 12 ans (donc en 1804) que le duc a perdu la trace de Fernand (p. 156) et qu'il y a 12 ans également que Vautrin l'a recueilli (p. 201).
30. Balzac a déjà utilisé une situation analogue dans l'Enfant maudit. « Il s'éleva une discussion qui, par cette époque d'ignorance, fut trouvée fort saugrenue ; elle était relative à la prétendue légitimité des enfants venant au monde dix mois après la mort du mari ou sept mois après la première nuit des noces. » (FC, t. 15, p. 135.) Malgré la différence des époques, la réaction du duc de Montsorel fut semblable à celle du comte d'Hérouville.
31. M2 : Si Joseph, si l'un de mes gens me voyait à cette heure allant chez Mlle de Vaudrey, tous en causeraient (corrigé).