VAUTRIN, PHILOSOPHE
Vautrin.
Mes ordres sont-ils exécutés ?...
Philosophe.
Voici les papiers, le jugement et l'acte mortuaire du vicomte de Langeac.
Vautrin.
Exécuté le 29 août 1792, à quoi cela peut-il servir ? Ah ! oui,
à prendre des renseignements sur la participation de ce monsieur à la mort de son maître et tu l'as laissé faire.
Philosophe.
Oui, et selon vos prévisions il allait faire cerner votre maison et arrêter tout votre monde.
Vautrin.
Giroflée, alors, a joué son rôle ?
Philosophe.
Il l'a jeté par terre au moment où il montait en voiture, on l'a mis en fiacre tout étourdi, il a bu une potion calmante, il dormira pendant quelque temps et s'il s'éveillait, la mère de la petite Nini, la femme à Giroflée, nous préviendrait, il est chez elle.
Vautrin.
Pourvu qu'il n'ait prévenu personne de son danger.
Philosophe.
Faut-il l'achever ?...
Vautrin.
Non ! les morts inquiètent trop les vivants ; d'ailleurs il peut nous être utile, nous allons lui faire peur51.