‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 507 sur 632 · Paméla obtient l'accord de Joseph et l'acte s'achève · texte numérisé non relu

Paméla obtient l'accord de Joseph et l'acte s'achève

9. par l'arrivée de l'huissier apportant les citations de Paméla et de Joseph au procès du lendemain.

5. Binet introduit l'avocat Duprè et Mme Rousseau. On s'explique. On réussit à ramener Paméla.

Duprè éloigne tout le monde, et resté seul avec la jeune fille, obtient d'elle, par les sentiments, ce qu'elle a refusé si violemment pour de l'argent.

6. Tout le monde revient, se félicite de l'attitude de Paméla. Mais Binet qui a tout entendu, menace de tout dire au tribunal. De Verby envisage de l'empêcher par la force de s'y rendre. Tout le monde est inquiet. Et l'acte s'achève par l'arrivée de l'huissier qui remet à Joseph sa citation au procès. Le mot de la fin appartient à Joseph, menaçant :

« Je vous disais bien que j'irais. »

Une telle comparaison montre déjà à quel point Jaime en a pris à son aise avec le texte de Balzac. Mais, plus important que les modifications dans le mouvement, il y a un changement total de perspectives. Balzac ne cherche pas à tenir le spectateur en haleine ; dès le début de l'acte on sait que Paméla accepte le sacrifice qui lui est demandé, et il prend soin de nous rassurer, avant la fin de l'acte, sur les intentions de Joseph. Pour lui l'intérêt est dans la peinture des deux caractères de Paméla et de l'avocat Duprè, puis dans celle de l'avidité de la famille Giraud et des sentiments de la famille Rousseau. Jaime, lui, fausse tout cela pour multiplier les rebondissements : refus initial de Paméla, puis son accord, et, au moment où le spectateur peut croire que les choses s'arrangent, il termine l'acte sur les menaces de Joseph. Cela le conduit aussi à fausser le caractère de Paméla. La simple et sincère jeune fille de Balzac devient, chez lui, une héroïne de mélodrame : elle s'indigne vertueusement, lance de belles tirades sur l'honneur des grisettes, avant de sacrifier noblement le sien, en laissant croire à Duprè qu'elle a été la maîtresse de Jules ! Dès ce troisième acte, Jaime a transformé la pièce de Balzac en un banal mélodrame. Mais ses méfaits s'accentuent au cours des actes suivants. Qu'on en juge :

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