ACTE IV, SCENE
La Duchesse, lit sa lettre.
Monsieur7.
Vautrin [, à Inès].
Ce jeune homme me paraît très spirituel à en juger par votre émotion.
Inès.
Ah ! Monsieur, vous dissipez des doutes... mais non, moi je n'ai jamais douté, Raoul ne saurait mentir.
Vautrin, à part.
Comme elle l'aime ! Pauvre fille, elle ne demande qu'à être abusée.
Le Valet, annonçant.
Monsieur Raoul de Frescas.
Vautrin, à la duchesse.
Madame, allons maintenant parler des affaires d'intérêt dans lesquelles les jeunes gens sont toujours de trop, qu'est-ce que cela leur fait, l'argent n'est jamais nécessaire à l'amour.
La Duchesse.
La lettre que m'écrit Monsieur de Christoval vous donne les pleins pouvoirs.
Vautrin, à part.
Je le crois bien, je l'ai faite moi-même8.
La Duchesse.
Inès, vous pouvez recevoir seule Monsieur de Frescas9.
Inès baise la main de sa mère.