‹ Œuvres complètes de M. de BalzacChapitre 64 sur 632 · SCÈNE HUITIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE HUITIÈME

LES MÊMES, VAUTRIN paraît.

Raoul.

A mort, soit, mais avec des témoins.

Vautrin, à part

A mort !... et c'est l'homme qui l'a si cruellement insulté !... nous sommes là... par prudence, je mettrai l'enfant entre les mains de Giroflée, où est Saint-Charles ?...

86 vautrin, i.

Le Marquis.

Soit ! les vôtres comme les miens ne nous arrêteront point.

Vautrin, toujours à part.

H y a un témoin qui arrêtera tout.

Raoul.

Je vous le promets, notre haine est le garant de notre promesse.

[Le Marquis15.]

Soyez alors, Monsieur, demain à huit heures du matin sur la terrasse de Saint-Germain, nous en finirons dans la forêt...

[Vautrin], à part.

Comme la jeunesse est folle !... un coup de pistolet est-il une raison ?...

[Raoul.]

Si vous êtes vainqueur, vous n'aurez pas Inès, si je vous tue, elle m'en aimera davantage, j'ai toutes les chances.

[Vautrin], à part.

H est mon élève... bien dit.

[Le Marquis, voyant Vautrin16.] Monsieur nous écoutait ?

[Vautrin, à Raoul.]

Vous êtes Monsieur de Frescas ! Jeune homme que dirait votre père ?

[Raoul.]

Vous connaissez mon père ?...

[Le Marquis.]

Vous avez dit cela comme un homme qui jusqu'à présent n'en avait point.

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