ACTE II, SCÈNE I
Sur Tavis de Créon, mes ordres empressés Ont de Tirésias réclamé Tassistance :
Guidé par un enfant, je le vois qui sWance. Puisse-t-il mettre un terme à nos calamités!
SCÈPÏE IL
ŒDIPE, TIRÉSIAS, LE CHŒUR, un enfant.
' QBDIPE.
Aveugle, à qui les Dieux, contre nous irrités.
Ont des temps à venir révélé le mystère,
A qui rien n'est caché, dans les Cieux, sur la terre,
Parlez, Tirésias : vous savez nos malheurs,
Et, vous seul, des Thébains pouvez tarir les pleurs.
Un mal contagieux ravage mon empire:
Delphes a prononcé: pour que ce mal expire.
Il faut que de Laïus l'assassin criminel
Subisse avec opprobre un exil étemel.
Vous, confident des Dieux,' et notre unique asile,
Nommez cet assassin; qu'il parte, qu'il s'exile:
Pour un homme, et surtout pour un homme inspiré,
Secourir les humains est un devoir sacré.
TIRÉSIAS
Hélas!
LE CHGBUR.
Faites cesser la publique infortune.
TIRESIAS.
O vérité céleste, aux mortels jmportune !
34o ŒDIPE-ROI.
Quel tourment de savoir ce qu'on doit ignorer !
OSDIPS.
A d'injustes regrets pourquoi donc vous livrer?
TIRESIAS.
Souffrez que je retourne en mon foyer paisible.
GCDIPE.
Aux maux que nous souffrons restez*vous insensible?
TIRÉSTAS.
Ah! je ne devais point aborder ce séjour.
GBDIPE.
Songez que ces remparts vous ont donné le jour.
TIRÉSIAS
Si vous saviez l'objet de vos vœux téméraires!
LE GHOSUR.
Des Thébains supplians exaucez les prières.
TIRl^SIAS.
Infortunés Thébains, qu'osez- vous souhaiter? Pour guérir tant de maux, faut-il les augmenter?
QEDIPE.
Laisserea^vous périr Thèbes qui vous vit naître?
TIRiSIAS.
Je m'en remets aux Dieux : ils feront tout connaître.
GCDIPE.
Cessez de prolonger ces importuns débats.
TIRESIAS.
Vous l'exigez... mais non ; je ne parlerai pas.
CCDIPE.
Si je ne puis fléchir ce ^ilence implacable ,