‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 2)Chapitre 222 sur 347 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

Des saintes hauteurs du Parnasse

L'oracle est parti comme un trait.

Un taureau vieillissant, dans la sombre forêt.

Vaincu, va cacher sa disgrâce.

Ainsi, loin des cités, le coupable aura fîii, Cherchant d'un pied furtif un antre solitaire; Mais l'arrêt prononcé dans les flancs de la terre

S'élance et vole autour de lui.

Tirésias d'un parricide

Accuse OËdipe, notre Roi; Nous devons, en silence, attendre avec effroi

Que l'avenir entre eux décide.

Mais d'un prince adoré des enfans de Cadmus Tout révèle à nos yeux l'infaillible innocence: De Polybe, à Corinthe, il reçut la naissance:

A-t-il jamais connu Laïus?

Voyant l'avenir sans nuage , Apollon lit au fond du cœur.

Rien n'abuse les Dieux : le devin le plus sage Est homme et sujet à l'erreur.

O ciel! instruit par lui-même,

Œdipe, d'un art suprême.

Eu d'horribles dangers, nous prêta le secours.

Choisis une autre victime :

Comment soupçonner d'un crime

Celui qui sauva nos jours?

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