‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 2)Chapitre 252 sur 347 · ACTE V, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE III

Pour prix de vos bienfaits, ayez nn règne heureux. Oh! oui. Je les entends. Mais, hélas! où sont -elles? Mes filles, approchez de ces mains paternelles; Pressez, baisez ces mains, ces mains qui m'ont puni : Je ne puis plus vous voir, ô filles d'un banni ! Je pleure... et de ities yeux c'est le âériliér usage; Je pleure , mais sur vous , tnàis sur votre héritage. Si dans lés jeux publics vous traînez vos malheurs, Seules dans vos maisons Vous reviendi^ en ptëors. Où seront vos époux? quelle famille amie Osera, par lliyiften, s'unir à l'infamie? Du iMuitre de son père un père ensanglanté Vous fit sortir des flancs qui l'avaient enfimfté : Vous thtenàtet les mots d'inceste et d'adultère ; Jamais les noms si doux et d'épouse et de mère. Créon , vous remplacez et votre sœur et moi : Aimez-les, ô Créon, donnez-m'en votre foi; Qu'elles ne portent point la peine de mes crimes : Désormais, d'un coupable innocentes victimes. Pauvres, dans l'abandon, sans appui, sans époux. Songez qu'elles n'ont rien, rien que le ciel et vous. Oh! recueillez encor, vous, mes filles si chères. Non des conseils perdus, mais des vœux, des prières: Que vos paisibles jours soient bénis par les Dieux ! Thébains, de votre roi recevez les adieux.

( U sort avec ses deax filles et Créon. )

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