ACTE IV, SCÈNE III. 43i
OEDIPE
^ Séchez VOS pleurs.
Ne déshonorez pas la fin de mes malheurs. Coupable , infortuné , maïs trop cher Polynice , Aux filles de la nuit prépare un sacrifice; Pénètre dans leur temple; embrasse leurs genoux; Ton père a pardonné; désarme leur courroux. Antigone, mon guide, ah! si le Roi lui-même Doit seul être témoin de mon instant suprême, Ah! du moins, à mon tour, je guiderai tes pas Non loin des lieux secrets marqués pour mon trépas. O clarté douce et pure, et si long-temps perdue, O lumière des cieux , tu m'es enfin rendue ! Mercure et Proserpine ont ouvert les chemins : C'est par ici, marchons. Vous, amis des humains. Vous , derniers protecteurs d'QEdipe et d'Antigone , Chœur des sages vieillards révérés dans Colone , Jouissez à jamais d'un heureux avenir; Oubliez mes revers; gardez mon souvenir. Sur la terre d'exil si la vertu plaintive D'un destin tyrannique est un moment captive , Triomphante elle échappe à des fers odieux, Et, libre en expirant, renaît au ^in des Dieux.
( Ils §'«ii vont toos , excepté le Ckœar. )
43a ŒDIPE A COLONEL