ACTE V, SCÈNE IL
Mettons la Grèce entière entre le crime et toi.
POLYNICE
La peine, un glaive en main , suit les pas du coupable : Les Destins ont dicté l'arrêt irrévocable.
ANTIGONE
Des Destins menaçans que l'arrêt soit trompé !
POLTFICE.
Œdipe fugitif leur est-il échappé ? *
AifTIOONE.
Œdipe à la vertu resta du moins fidèle.
POLTFICB.
Malgré mon repentir je suis séparé d'elle.
AITTIGOIIE.
Par ce père expirant...
POLTKJGE.
Il me pardonne en vain.
AVTIGOFE.
Dirai-je par ta sœur ? . ,
POtYHlCE.
J'ai flétri sou destin*
AITTIGOUt.
Par le Ciel qui te voit«..
C'est le Ciel cpii m'opprimeit
AVTIGOVE.
Par ce fatal oracle...
POLTiriGK.
II me condamne au crime.
ANTIGONE
Au nom de tes sermens...
POLTNICE.
Les Dieux m'ont dégagé.
ANTIGONE
Cruel! tu vas périr.
POLTNICE.
Je périrai vengé.
ANTIGONE
D'un frère !
POLTNICE.
D'Étéocle.
ANTIGONE
Arrête!
POLTNICE.
Le perfide !
Ses horribles conseils m'ont rendu parricide. Je veux punir sur lui jusqu'à mes attentats. Il vit heureux! tranquille! il règne en mes états! Et moi j de mes amis trahissant le courage , Je pourrais, à des pleurs confiant mon outrage, Prince indigne du jour, et dans l'ombre caché. Laisser le sceptre aux mains qui me l'ont arraché! Je cours à la victoire.
ANTIGONE
A ta perte.
POLTNICE.
N'importe.