ACTE I, SCÈNE I
BRIGITE.
Comment! durant trois jours après lui j ai couru;
Enfin sous ces palmiers il a pourtant paru.
De mes courses bientôt je me suis repentie;
Et tout autre à ma place eût quitté la partie.
Moi, le matin, le soir, je ne le quittais pas;
Je lai prié, pressé d'accompagner mes pas,
De remplir de Zoé la timide espérance,
De recueillir les pleurs de sa reconnaissance.
Il avait beau me fuir, et souvent m'insulter:
Ses refus outrageahs n'ont pu me rebuter.
Mais , depuis plusieurs jours, toute recherche est vaine ;
Dix fois, sous les palmiers, sur le mont, dans la plaine^
Partout j'ai demandé si quelqu'un l'avait vu :
On ignore partout ce qu'il est devenu.
Sur cela de Zoé la tête se dérange ;
Car cette chère enfant s'imagine qu'un ange.
Oui, qu'un ange, le sien, le gardien de ses jours.
Est venu lui prêter de célestes secours.
NATHAN
Un ange!
BRIGITE.
Ce départ confirme sa pensée.
NATHAN
Brigite a combattu cette erreur insensée ?
BRIGITE.
Mais pas trop.
IfATHAW.
Cest à moi cTécIaircir tout ceci. Un ange!
BRIGITl.
Est-ce un grand mal ? Ifaia enfin la mel