ACTE II, SCÈNE II. Soi
SALADIH.
A-t-il eu oe bonheur?
Comme son regard fier annonce sa valeur! Mon frère, mon Assad, dont il offre l'image, Aurait eu, comme lui, ce généreux courage.
Quoi! de ton frère Assad il rappelle les traits!
SALADIir.
C'est lui-même. Autrefois, la fille d'un Français Devint, m'avait^n dit, l'épouse de mon frère; Et même û adopta la foi de l'étrangère. Un soupçon m'est venu, peut-être sans raison.
ITATHAV.
Moi , j'en sais davantage, et j'ai plus d'un soupçon : Mais rien n'est mûr encor; il faut que je m'adresse. Pour savoir un secret qui, je crois, t'intéresse, A ce dom Tremendo.
SALADIir.
C'est un méchant chrétien.
irATHAN.
Malgré lui quelquefois un médiant fait du bien.
SALADIN
Puisses-tu réussir! il est beau d^y prétendre*. Mais je veux quelquefois vous voir et vous entendre. Toi, ton aimable fille, et ce jeune Français: Adieu. Je dois donner l'exemple à mes sujets. Voici pour eux , Nathan 4 l'heure de la* priète : ' Je vais offrir mes vœux à l'équitable père '
5o2 Nathan le sage.
Qui, sans haine et sans cl^oirlde ses dons bienfiûsans Fit un partage égal entre tous ses enfims.