ACTE V, SCÈNE I. 8i
Offrirait à Cyrus un impuissant secours.
Qui défend votre fils? Qui veille sur ses jours?
Celui qui soumet tout à sa volonté sainte.
Vous tremblez ! En quels lieux ? Dans cette auguste enceinta
Où vous avez oui la promesse des Cieux!
En ce temple où, courbant son front victorieux.
Votre fils, conservé par quinze ans de miracles,
A lui-même entendu d'infaillibles oracles !
Le dieu dont la bonté gardait Cyrus enfant
L'a fait, dans ce grand jour, revenir triomphant;
Les mages, par vous-même instruits de ce mystère.
Vont aux yeux du héros rouvrir le sanctuaire;
Et le même soleil qui nous Ta ramené.
Du haut des cieux encor le verra couronné.
MAlfDANE.
Je demande sa vie, et non pas un empire. On en veut à ses jours; et qui sait s'il respire? Quel mortel, ou quel dieu peut empêcher sa mort. Quand un maître implacable ordonne de son sort? Peut-être a-t-on déjà dicté l'arrêt barbare; Peut-être d'un vainqueur Téchafaud se prépare; Le héros de l'Asie, en cet afTrysux moment. Appelle en vain sa mère, et meurt en la nommant... Mais quel bruit tout-à-coup dans les airs se déploie!
MEMNON
C'est le nom de Cyrus, et de longs cris de joie.
MANDANE
Se peut-il?
Œnirres poMbanes. I. O
8a CYRUS.
MEHNON.
Un viefllard vient à pas empressés.
MANDAIT £
Si de nouveaux malheurs allaient m'étre annoncés !
HEMNON.
Il approche : en ses traits votre bonheur éclate.
MANDAIT E
Je frémis toutefois. Est*ce vous, Mitradate?