‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 2)Chapitre 99 sur 347 · ACTE m, SCÈNE V. i · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE V. i

N éteint pas ses rayons sur mes nombreux Etats. Qui retient sous le joug ces peuples, ces contrées, De mœurs, d'opinions, d'intérêts séparées? Qui peut les réunir? Un lien solennel.

Dont le premier chaînon remonte à l'Étemel. Sans lui , l'autorité craintive ou menaçante S'écroulerait bientôt sur sa base impuissante. Je vois autour de nous les esprits tourmentés Par l'amour inquiet des folles nouveautés; Le nom de préjugés déjà se fait entendre; A je ne sais quels droits le peuple ose prétendre. Puisque œux de l'Église aujourd'hui sont jugés, Ceux du trône demain seront des préjugés. Je n'imiterai point la France et l'Angleterre; Des peuples et des rois j'étoufferai la guerre; Dans un sang criminel j'éteindrai ses flambeaux. L'Espagne éprouvera vos principes nouveaux, Lorsque, pour son malheur, vous disposerez d'elle: Jusque-là, prince, aux miens aveuglément fidèle, Tai sa les mamtenir; je saurai les venger. Si quelque audacieux pense à les outrager.

Servir l'humanité c'est vous faire un outrage! Et d'un père, grand Dieu, voilà donc le langage! Des refus! pour un fils de soi-même vainqueur! Qui sacrifia tout! qui céda son bonheur! Pouvez-vous ignorer le mal qui me possède ? Songez-vous que l'absence en est le seul remède?

i44 PHILIPPE II.

Que j'i^i besoin de fiiir pour sauver ma vertu ?

De fîiir...

CARLOa.

Un asc^dant vainemenl; combattu.

Téméraire !

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