‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 3)Chapitre 135 sur 178 · TRADUCTION LIBRE · texte numérisé non relu

TRADUCTION LIBRE

\J DRESSE, o Vénus, mare de nos aïeux,

Unique volupté des mortels et des Dieux!

C'est toi, de l'univers, toi qui régis l'empire:

La matière, à ta voix, et s'anime et respire;

Des hivers par toi seule oubliant les rigueurs ,

La terre, tous les ans, couvre son sein de fleurs;

Ta présence adorée écarte les nuages ,

Et fait fuir à grands pas les vents et les orages ;

Neptune désarmé te sourit; et les cieux

Se dorent des rayons qui partent de tes yeux.

Dans la saison des fleurs, et sitôt qu'en nos plaines Ont soufflé des zéphyrs les fertiles haleines, Tout le peuple des airs, plein de vie et d'amour. S'empresse par des chants à fêter ton retour;

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