‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 3)Chapitre 2 sur 178 · SIR ARNOLD, LADY JOSÉPHINE · texte numérisé non relu

SIR ARNOLD, LADY JOSÉPHINE

SIR ARNOLD

iS ONy madame, jamais; non, soyez-en certaine... Je ne souffrirai point vos airs de souveraine.

I. Cette comëdiey dont nous ne possédons que les fragmens ci -après y est la traduction littérale des principales scènes de V École de la médisance y par Shéridan. L'intention de Chënier était, à ce qu'il parait, d'en faire une comëdie plus appropriée à nos mœurs et à notre théâtre : voilà pourquoi quelques-uns des rôles secondaires de la pièce anglaise n'ont pas été compris daui

LADT JOSEPHIICE.

Monsieur y de me réduire en vain vous vous flattez; Je dois j je prétends faire en tout mes volontés.

SIR A.R]!fOLO.

Oïl donc est le respect?

LADT JOSJéPHlNE.

Du respect!

SIR ARNOLD

Oui, madame.

LADT JOSÉPHINE.

Pour vous !

SIR ARNOLD

Pour un mari.

LADT JOSÉPHINE.

Non, je sais qu'une femme.

Du moment qu'elle vit sous le nom d'un époux, Peut agir à sa tête et contenter ses goûts. Parce qu'on m'éieva jadis à la campagne, Vous me feriez votre humble et docile compagne! Oh! si comme un enfant vous vouliez me traiter. Pourquoi m'épousiez-vous ? il fallait m'adopter. Vous étiez assez vieux...

son plao. Toutefois, le iiXre qu'il a choisi nous étonne : dans VÉcole de Shéridan , la scène des poitraits de famille n'est qu'un épisode accessoire ; ici notre auteur en fait le sujet principal de sa comédie. Quels peuvent avoir ëtë ses motifs? Le défaut de documcns nous met à cet égard dans une complète ignorance. ( Note de réditeur.)

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