SUR LES CAMPAGNES D'ITALIE
(( Mes languissantes mains tenaient l'urne d'Emile... u Mais j'ai de mon bonheur des présages certains ; « Et les dieux adoucis m'accordent tes destins. « Regarde autour de toi : Cette terre est captive; (f Du Tibre sans honneur vois l'aigle fugitive «t Abandonnant la foudre à l'aigle des Germains ; tf Au joug accoutumés, les enfans des Romains <c Ne savent plus rougir au nom de leurs ancêtres; « L'Empire et ses soldats, la tiare et les prêtres, tf De lltalie en pleurs s'arrachent les lambeaux; « Rome, veuve et muette, erre au fond des tombeaux. <c Qu'aux bords de l'Éridan, de l^Adige et du Tibre, (c Le peuple roi s'éveille aux chants du peuple libre! « A l'auguste Yesta rends ses feux immortels! (c Chez les enfans de Mars que Mars ait des autels ! tf Que le Dieu qu'invoquaient Décius et Scévole <c Rallume encôr sa* foudre, et veille atiiCapitoleî >> Elle dit: d*un coup d'œil elle implbrèlés cieict, '' Et fuît dans 1 épaisseur des bois sileiicièux.
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