SCÈNE III
CHARLES, CATHERINE, HENRI, COLIGNI, LHOSPITAL, LORRAINE, GUISE; protestaits
DE LA. SUIT£ DE COLIGIfl, COURTISANS, PAGES., GARDES.
CATHERINE, bas à Lorraine.
Flattons nos ennemis ; ne nous trahissons pas : Ce jour verra la paix; cette nuit leur trépas.
Vous tous qui m'écoutez, Soutiens de mon empire, Dont le cœur généreux pour la France respire. Un grand événement doit signaler ce jour. L'olive dans la main, la Paix est de retour : Fixons-la désormais par un traité durable. Je signe le premier cet acte vénérable Qui par tous les partis fut long-tems désiré. Gage de nos sermens, qu'il soit toujours sacré! A nos champs dévastés qu'il rende l'abondance; Et qu'entre les enfans son heureuse influence . Fasse renaître encore, en ce jour précieux. L'amitié qui jadis unissait leurs aïeux !
l'hospital.
Sire, d'un vieux Français laissez couler les larmes. Hélas! quand vos cdits répandaient tant d'alarmes,