‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 4)Chapitre 156 sur 246 · DE L'ÉDITEUR · texte numérisé non relu

DE L'ÉDITEUR

1 L n'est pas un amî des lettres i» fieu au oonrant du répertoire de notre théâtre nodeme qui n'ait lu et relu plusieurs fois la tragédie de Charles IX. Les circonstances qui ont précédé cet ouvrage y les auspices sous lesquels il fut donné, le succès d'enthousiasme qu'il obtint à la scène, et plus encore les nombreuses éditions qui en ont été publiées à diverses reprises, l'ont placé pour jamais dans toutes les mémoires et dans toutes les bibliothèques. Il est cependant une chose, relative à cette tragédie , qu'il importe de faire connaître.

La tragédie de Charles IX y lorsqu'elle parut à la scène, décida tout d'un coup le brillant avenir de Chénier : Chénier voulut dès lors que, perfectionnée par le travail, elle ne dût plus ses triomphes qu'au seul prestige du vrai mérite, et qu'elle servît un jour à l'immortaliser. Toutes les heures de loisir que lui abandonnèrent ses travaux politiques depuis 1789 jusqu'en 1801 , il les consacra sans relâche à censurer courageusement sa pièce. Il en fit l'objet de sa plus chère* prédilection; et, comme Voltaire qui, sur le déclin de sa vie, s'occupait d'apporter la dernière main à son Alzire et à son Mahomet, Chénier^ au lit de la mort, retouchait encore son Charles IX. ^

On concevra facilement qu'après un aussi long et un aussi laborieux examen cette tragédie ait dû subir d'importans changemens , et contracter en dernier lieu une physionomie tout-à-fait différente de celle que Chénier lui avait, donnée

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