SCÈNE III
LA REINE-MÈRE, lE CARDINAL DE LORRAINE,
LE DUC DE GUISE
LB CARDINAL
L*ouvrage de mes mains commence à mVfTrayer : D un zèle ambitieux vous voyez le prestige.
LA EEINE-MÈRE.
Ne craignez rien.
LE CARDINAL
Le Roi...
LA REINE-MERE
Ne craignez rien , vous <lis-je.
Aux discours d*un vieillard il s'est laissé troubler; Mais cest encor mon fils, et je vais lui parler.
LE CARDINAL
Nos ennemis...
LA REINE-MERE
Mourront : rien ne peut les absoudre.
LE DUC
Parlez-lui donc, Madame, et daignez le résoudre. Coligni peut encor tramer quelque attentat; Et son culte nouveau renverserait l*Ëtat ; Et de tous les forfaits ses amis sont capables ; Et le bonheur public veut le sang des coupables. Le Roi laisserait-il échapper les instans ?