‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 4)Chapitre 191 sur 246 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Là. REINE-MÈRE, LE CARDINAL DE LORRAINE,

LE DUC DE GUISE

LE CAKDIlfAL.

''ou peut venir, Madame , un si prompt changement ?

LA RBIMB-MÈRB.

Tai couru le chercher dans son appartement :

L'Hospital en sortait. Mon fils , à mon approche ,

A soudain contre nous exhalé le reproche ;

Il s est plaint de vous-même, et plus encor de moi;

Surtout de THospital il ma vanté la foi.

« C'est le seul , a-t-il dit , qui ne veut point me nuire.

« Environné d'amis zélés pour me séduire ,

« Mon âme contre eux tous a besoin de s'armer ;

« Et je dois craindre enfin ce que je dois aimer. »

A ces mots, l'observant d'un œil tendre et paisible:

« Mon fils , à vos chagrins votre mère est sensible ,

« Ai-je dit; et, pour vous, mon ardente amitié

« Va presqu'en ce moment jusques à la pitié.

« De votre Chancelier je connais la prudence;

" Mais ce faste imposant de sa vaine éloquence

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