ACTE IV, SCÈNE III
l'amiral.
Non : j'oM au moins Tespérer.
On ajoute , (et d abord je dois tous déclarer Que de mes envieux la funeste puissance M'a &it à ce discours donner quelque croyance ; Je sais trop qu'à me perdre ils sont tous occupés, Et c'est le sort des rois d'être souvent trompés. ) On ajoute , on prétend qu'une troupe perfide M'impute auprès de tous cet affreux parricide; Et qu'enfin de ma vie on doit trancher le cours.
LR ROI DE FRANCS
Se peut-il?...
l'amiral.
Oui , j'apprends qu'on en veut à mes jours. Je viens savoir de vous ce qu'il faut que j'en pense.
LA RBINB-MBRB.
Le Roi devait s'attendre à plus de confiance.
l'amiral.
Vous le voyez assez : mon cœur se fie au sien , Puisque je viens, Madame, implorer son soutien.
LE ROI DE NAVARRE
Pardonnez : le soupçon me parait excusable. Punit-on Maureveit ? ou n'est-il point coupable ?
LA REINE-MÈRE
Prince , on doit le punir.
LE ROI DE NAVARRE
Le Roi l'avait promis.
LA REINE-MERE
Eh quoi ! douteriez-vous des sermens de mon fils ?
LE ROI DE NAVARRE
Je ne sais point douter de la foi d'un monarque.
LA aBlUB-lIBaB.
Vous avez de la sienne une in£adllible marque ; Et lliymen de sa sœur est un gage assuré Qu'il est prêt à tenir tout ce qu*il a juré.
LB EOI DB NAYABBB.
Eh bien! par ce saint nœud, par le doux nom de frère,
Sire, à vos intérêts ne soyez point contraire :
Protégez un guerrier redoutable et soumis;
Dans ses persécuteurs voyez vos ennemb.
Un prince est vraiment grand lorsqu'il punit le crime ;
Plus grand , lorsqu'il soutient la vertu qu*on opprime.