‹ Œuvres completes de M.J. Chenier (volume 4)Chapitre 58 sur 246 · ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I

La honte, la douleur qui s'attache à mes pas!... Pourquoi me parhez*vous de vos affreux combats? Il n'est plus de lauriers , de combats, de victoire ; Je ne puis qu'être heureux ; j'avais besoin de gloire. Heureux ! non , je poursuis un bonheur incertain.

AZiMIRE.

Dieu! qu'entends-je ?

TUREWWE.-

Et comment deviïier son destin ?

Voilà ce qui remplit mon âme intimidée. Madame, il est trop vrai, cette importune idée Tourmente nuit et jour mes esprits effrayés , M'assiège auprès de vous , me poursuit à vos pies. Je consulte mon Cœur: vous dictez sa réponse. Toutefois, le passé, le présent ne m'annonce Qu'un destin sans honneur, que des jours de courroux. Puisse au moins l'avenir se déclarer pour nous ! Ah! sans aller nous perdre en .ces incertitudes, Bornons le cours amer de tai)( d'inquiétudes ; Ne cherchons point comment nous serons plus heureux : Ne voycms que l'amour, n'écoutons que nos feux, Et l'espérance, hélas! l'espérance suprême. Qui tient lieu du bonheur, qui peut-être est lui-mêm^.

AZÉMIEE.

Soliman vient encor troubler nos entretiens. .

ga AZÉMIRE.

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