ACTE IV, SCÈNE VIL
Sur le cœur d*un amaut tu connais ton empire.
Et je te fuirais! moi! Qui, moi t'abandonner!
La France et les chrétiens ont beau me l'ordonner :
Je veux te voir, t'aimer, t'idolâtrer sans cesse ;
Jouir de mon bonheur, du tien, de ma tendresse;
Loin de tous les regards brûler à tes genoux;
Briller, être à jamais ton amant, ton époux,
Toi-même; et, si d'un Dieu Tautorité cruelle
A des liens si chers veut me voir infidèle,
Je lui désobéis; et, dût-il se venger,
Tu le veux: c'est assez, je cours me dégager.
OEaTiTâ anciennes, f.
i3o AZÉMIRE.