ACTE V, SCÈNE III. iS
Pour vous avoir aimé, c'est le prix qui m'est dû.
d'amboise.
Le Ciel est juste. Alors qu'on a su lui déplaire, Ce n'est pas un forfait qui fléchit sa colère ; Non, Madame. Écoutez des présages plus sûrs: La guerre va bientôt s'éloigner de vos murs; £t tranquille bientôt, loin du fracas des armes ^ Dans le sein de la paix vous sécherez vos larmes. J'implorerai moi-même...
AZl^MIRE.
Epargnez-vous ce soin.
Que m'importe la paix? je n'en ai plus besoin. Mais vous qui m'opposez un silence inflexible, Vous que j'ai tant aimé, vous que j'ai cru sensible, Qu'Azémire du moins puisse encore, une fois Recevoir vos soupirs , entendre votre voix.
TUREWNE.
Aux rives du Jourdain j'emporte votre image , Azémire; en ces champs, dévoués au carnage. Du moins j'ose espérer qu'un plus heureux destin De mes jours, que je hais, aura marqué la fln. Oubliez une amour aussi tendre que vaine; Oubliez, s'il le faut, jusqu'au nom de Turcnne. Adieu.
AZÉMIRE
Partez.
TURENNE
Hélas !
i38 AZÉMIRE.
AZIÉMIRE.
Ne m'importunez plus.
D A M B O I s E , entnftDuit TuMime égaré.
Viens, suis-moi: c*est ici.